Publié par : R E P U B L I Q U E | 24 novembre, 2009

LE NOEL DES QUEBECOIS A PARIS 2009

 

Bonjour à tous,

La tradition continue ! Cette année COQ & KARIBOU a le plaisir de vous convier à cette nouvelle édition du party de Noël des québécois à Paris qui aura lieu le vendredi 4 décembre 2009.

La soirée se tiendra à:

L’ESPACE MADELEINE

11, rue Duphot

75008 Paris

http://www.espacemadeleine.com

Métro Madeleine (Ligne 8) ou Concorde (Ligne 1)

Et ce, de 22h00 jusqu’au bout de la nuit.

Comme l’an dernier, les consommations seront à des prix imbattables allant de 1€ à 4€. Un verre de Champagne vous sera offert dès votre arrivée, gracieuseté d’Amadeus Conseil. Il vous en coûtera un modeste 20 euros pour faire partie de cette superbe fête animée par nos excellents DJ très éclectiques.

Alors vous voulez fêter Noël avant l’heure dans une ambiance très conviviale ? N’hésitez pas à venir découvrir ou redécouvrir cette soirée et partager un moment avec nous !

La soirée étant limitée en places disponibles, il est bien sûr fortement conseillé de vous inscrire rapidement. Nous vous précisons également que pour des raisons légales et contractuelles les paiements à la porte ne seront pas acceptés. Les places ne sont disponibles qu’en pré-vente seulement.

Votre réservation ne sera définitive qu’à la réception de votre paiement. Premier arrivé, premier servi comme on dit !

Pour vous inscrire, il suffit de nous préciser par courriel le nombre de personnes pour lesquelles vous voulez réserver, ainsi que leurs noms. Nous vous adresserons par retour de courriel une confirmation de votre inscription avec votre numéro référence qui sera à rappeler lors de votre arrivée.

Adressez votre paiement par chèque libellé à l’attention de COQ & KARIBOU à l’adresse suivante:

Patrick LEGER

6, rue de la Plaine

75020 Paris

06.15.41.66.77

patrick_leger@hotmail.com

Si vous souhaitez effectuer votre paiement “en personne”, il sera également possible de nous rencontrer tous les jeudis au Pot des québécois dès le 22 octobre.

En espérant vous voir nombreux à venir fêter cette fin d’année avec nous.

Stéphane FORTIN, Patrick LEGER & Mathieu TREMBLAY

COQ & KARIBOU

 

Partenaires:

Amadeus Coseil – Société spécialisé en stratégie patrimoniale

www.amadeus-conseil.com

Et si votre impôt devenait rentable? Cela vous dirait de devenir non imposable pendant une dizaine d’année…?

Odesia Europe 

15, rue du Colonel  Moll 75017 PARIS

www.odesia.com

CHAMPAGNE LEGEND

Céder est la seule façon d’y résister

www.champagne-legend.com

                                        

 

Publié par : R E P U B L I Q U E | 15 juin, 2009

La Saint-Jean Baptiste des québécois à Paris

La Saint-Jean Baptiste des québécois à Paris

COQ & KARIBOU

 des organisateurs du party de Noël des québécois

 

présente l’événement

 

 Fête Nationale, la St-Jean-Baptiste des québécois à Paris

 

Lieux: Péniche le Blues Café

sous le pont de Bercy, Quai d’Austerlitz

75013 Paris

Métro Quai de la Gare ligne 6

Date: 27 juin 2009

Heure: à partir de 21h00

Prix: 20 € + une conso gratuite à l’entrée

 

 Venez fêter avec nous la Fête Nationale des québécois, DJ’s invités, Simon Genest(1) chansonnier et ambiance festive

Un chansonnier qui vous fera danser sur les grands classiques québécois, ainsi que des DJ’s québécois qui vous entraîneront jusqu’au bout de la nuit dans un style éclectique

 

 Prix des consommations défiant toute concurrence

 

 Pour vous inscrire, il suffit de nous préciser par courriel le nombre de personnes, ainsi que leurs noms, pour lesquels vous voulez réserver. Nous vous adresserons par retour de courriel une confirmation de votre inscription avec votre référence qui sera à rappeler lors de votre arrivée

 

 Votre inscription sera définitive que sur réception du paiement

 

 Merci d’adresser vos chèques à:

 

 Patrick LEGER

6, rue de la Plaine

75020 Paris

patrickleger@iname.com

06.15.41.66.77

 

 Stéphane FORTIN

24, rue Boyer-Barret

75014 Paris

fortin.stephane@gmail.com

06.50.01.94.31

 

 Mathieu TREMBLAY

 06.60.53.26.78

 

Si vous souhaitez effectuer vos paiements en personne, il sera également possible de nous rencontrer les jeudis précédant la fête au pot des québécois

 

En espérant vous voir venir nombreux

 

(1)Simon Genest, chansonnier créateur de spectacles à saveur québécoise depuis plusieurs années notamment présentés à Eurodisney

 

Publié par : R E P U B L I Q U E | 10 février, 2009

SECTAIRES LES QUEBECOIS ?

jpg_12-duceppe-marois-src-742ee1

Ce n’est pas mon habitude de relayer les articles des autres, mais je n’ai pu me retenir concernant la réaction du Chef du Bloc Québécois et du Chef du Parti Québécois et de l’opposition officielle suivant les propos tenus par Sarko 1er lors de sa visite au Québec. Je suis parfaitement d’accord avec cette réaction et j’abonde dans le même sens, comme à son habitude le Président de la République à parlé au travers de son chapeau, hors contexte et avec une méconnaissance crasse des relations Québec-Canada.

Enfin, il a rompu l’entente tacite qui caractérise les relations franco-québécoise depuis 40 ans:  La non-ingérence et la non-indiférence.

Voici le texte:

Monsieur le Président,

Nous voulons réagir de deux façons aux propos que vous avez récemment tenus à l’Elysée au sujet du Québec. D’abord, vous nous voyez ravis de constater que vous trouvez trop timide la politique française antérieure qui parlait de “non-indifférence” pour qualifier l’intensité des rapports entre nos deux peuples.

Vous préférez, dites-vous, parler “d’amour” entre des nations frères faisant partie d’une même famille. Dans la même veine, et cela vous surprendra peut-être de la part de deux leaders indépendantistes, nous vous félicitons pour l’énergie que vous avez mise, et que vous mettez encore, à assurer le succès de dossiers franco-québécois que nous appuyons vivement:

  • La reconnaissance réciproque des diplômes entre Français et Québécois, qui permettra à nos professionnels d’œuvrer et de voyager plus facilement de part et d’autre.
  • Le projet de libre-échange Canada-Union européenne, dont le Québec est le principal promoteur et serait, de ce côté-ci de l’Atlantique, le principal bénéficiaire.

Contrairement à l’idée que vous semblez avoir de nous, les indépendantistes québécois sont en effet favorables à tout ce qui permet au Québec de s’ouvrir au monde.

“Sectaires”, “féroces”, “adeptes de l’enfermement” les indépendantistes?

Vous semblez l’ignorer, Monsieur le Président, car à l’Elysée, vous avez accompagné vos remarques fraternelles de remontrances à certains de vos frères, affirmant au sujet des indépendantistes québécois qu’ils n’adhèrent pas au “refus du sectarisme, de la division, de l’enfermement sur soi-même, au refus de définir son identité par opposition féroce à l’autre”.

De qui parlez-vous, Monsieur le Président? Des 49,4% de Québécois, et donc de la forte majorité de francophones, qui, le soir du 30 octobre 1995, ont voté oui à la souveraineté du Québec? Au 43% qui, lors d’un sondage de la semaine dernière, ont réitéré ce choix?

Cela fait beaucoup de monde. La moitié de la famille, Monsieur le Président.

“Sectaires”? “Féroces”? les électeurs québécois qui ont élu en octobre 49 députés indépendantistes, soit près des deux tiers de la députation québécoise à la Chambre des communes à Ottawa et, en décembre dernier, 51 députés à Québec, formant ainsi l’opposition officielle?

“Adeptes de l’enfermement”, les Québécois qui ont élu quatre gouvernements souverainistes majoritaires au cours des 30 dernières années?

Notre mouvement incarne l’exact contraire de l’idée que vous vous en faites

Nous ne pensions pas que le général de Gaulle nous appelait à l’enfermement sur nous-mêmes lorsqu’il a souhaité, en juillet 1967, que “Vive le Québec libre !” Nous jugeons toujours qu’il avait raison lorsqu’il a plus longuement expliqué ce qui suit en novembre 1967:

“Que le Québec soit libre c’est, en effet, ce dont il s’agit. Cela aboutira forcément, à mon avis, à l’avènement du Québec au rang d’un Etat souverain, maître de son existence nationale, comme le sont par le monde tant et tant d’autres peuples, tant et tant d’autres états, qui ne sont pas pourtant si valables, ni même si peuplés, que ne le serait celui-là.”

Nous ne pensons pas, non plus, que les nombreux hommes et femmes politiques français, dont plusieurs ont joué et jouent un rôle éminent au sein de votre formation politique, qui nous ont prodigué conseils et encouragements au cours des années et encore aujourd’hui, veulent pousser le Québec au sectarisme.

Notre mouvement est fier d’avoir incarné au cours des années l’exact contraire de l’idée que vous vous en faites. C’est ainsi que le fondateur de notre mouvement, René Lévesque, s’est battu bec et ongles pour que le Québec puisse s’exprimer au sein de l’Organisation internationale de la francophonie, lorsque le gouvernement canadien le lui refusait.

Non, nous ne vous demandons pas de détester les Canadiens

On doit à son successeur Jacques Parizeau d’avoir, le premier, appuyé le projet de libre-échange canado-américain, contre les partis procanadiens à l’origine trop frileux pour s’y engager. La mobilisation de l’électorat souverainiste québécois en faveur de cet accord en a assuré le succès lors d’une élection cruciale en 1988.

Ce sont des politiques économiques mises en œuvre par des gouvernements du Parti québécois qui ont permis au Québec d’avoir une économie plus ouverte sur le monde que celle de la plupart des pays occidentaux.

Ce sont des politiques linguistiques introduites par le Parti québécois qui assurent désormais au sein de la majorité québécoise l’intégration de vagues d’immigration successives, jouissant de politiques plus ouvertes et plus généreuses que celles de la plupart des pays occidentaux.

C’est l’Assemblée nationale du Québec, sous la direction d’un président indépendantiste, qui a organisé la Conférence des parlementaires des Amériques, contre le vœu du gouvernement canadien et malgré les obstacles qu’il lui a opposés. Les exemples sont nombreux.

Nous ne savons pas d’où vous est venue l’idée que nous réclamons de vous que vous détestiez le Canada. Malgré nos différends importants avec nos voisins, nous respectons ce pays, ses valeurs et sa population.

Nous pensons que l’indépendance du Québec mettrait un terme aux rancœurs et aux débats épuisants qui jalonnent l’histoire de notre présence dans le Canada. Dans l’argumentaire que nous distribuons largement, nous affirmons à tous que “le Canada et le Québec seront de bons partenaires au sein de la communauté internationale.

Jamais un chef d’Etat ne nous a autant manqué de respect

Souverain, le Québec discutera de pays à pays avec le Canada et les chicanes fédérales-provinciales seront choses du passé. Nos deux nations sont destinées à collaborer, histoire et géographie obligent.”

Vous n’êtes pas sans savoir que les Nations unies ont accueilli, depuis 1980, pas moins de 38 nouveaux pays. Chacun a choisi de parler de sa propre voix, plutôt que de prolonger sa présence au sein d’un pays plus large qui n’était pas le sien. Loin de condamner leur arrivée, de leur faire des remontrances sur l’enfermement, la France les a accompagnés, les a reconnus. C’est ce que les Québécois attendent d’elle.

Mais nous devons à la vérité de vous faire savoir que jamais un chef d’Etat étranger n’a autant manqué de respect aux plus de deux millions de Québécois qui se sont prononcés pour la souveraineté.

Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement, surtout du monde anglophone, ont publiquement souhaité le maintien d’un Canada uni, vantant, comme l’avait fait le président Bill Clinton en 1995, la qualité des rapports entre son pays et le Canada. D’ailleurs, George Bush père avait affirmé en 1990 que notre cas était parmi ceux où “il faut rester courageusement assis en coulisses”.

Aucun n’a utilisé envers le mouvement indépendantiste les épithètes pour tout dire méprisantes que vous employez.

Mais puisque vous parlez d’enfermement, Monsieur le Président, laissez-nous vous éclairer davantage. Vous avez affirmé lors de votre passage en octobre que le Canada, “par son fédéralisme, a décliné un message de respect de la diversité et d’ouverture”.

Le Québec subit une constitution imposée contre sa volonté

Savez-vous que depuis maintenant plus d’un quart de siècle, le Québec est gouverné par une constitution canadienne qui lui a été imposée contre sa volonté, qui restreint son autonomie en matière d’éducation, de langue et de culture, qui n’a pas été soumise à un référendum et qu’aucun Premier ministre québécois, depuis René Lévesque jusqu’à Jean Charest, n’accepte de signer?

Savez-vous qu’aucune réparation de cette situation inacceptable n’est envisagée ou envisageable? La France accepterait-elle de rester dans l’Union européenne si le reste de l’Europe lui imposait un nouveau traité réduisant unilatéralement sa souveraineté sur des questions identitaires, sans même la consulter par référendum? Nous n’osons imaginer quelle serait votre réaction si une telle injustice était infligée à votre nation.

Enfermement encore: nous savons désormais qu’au soir du référendum de 1995, si une majorité de Québécois avaient démocratiquement voté en faveur de la souveraineté du Québec, le Premier ministre canadien Jean Chrétien aurait refusé de reconnaître ce choix.

C’est ce qu’il a avoué depuis, même s’il avait déclaré cinq jours auparavant, dans une adresse solennelle à la nation, qu’un choix pour le oui serait “irréversible”. Toute honte bue, le Premier ministre canadien maintient que, même en votant majoritairement pour la souveraineté, le Québec n’aurait pu quitter le Canada.

Nous savons cependant que, simultanément, votre prédécesseur, le président Jacques Chirac, aurait reconnu la décision politique des Québécois, se rangeant ainsi du côté de la démocratie et l’accompagnant dans son choix. Plusieurs pays francophones auraient fait de même et nous savons que la démocratie l’aurait emporté.

Il est vrai, Monsieur le Président, que les Québécois ne seront pas appelés à revoter sur cette question dans l’avenir immédiat. Cependant, puisque rien de fondamental n’est résolu dans les rapports Québec-Canada, il n’est pas impossible que cela survienne pendant que vous présidez aux destinées de la France. Il n’est pas impossible que la démocratie québécoise ait besoin de l’appui de tous ses amis, de tous ses frères.

Dans cette hypothèse, il vous reviendra de décider si vous souhaitez laisser, ou non, la marque d’un président qui, à un moment crucial, a su répondre avec une réelle fraternité à l’appel de l’Histoire.

Gilles Duceppe est chef du Bloc québecois, Pauline Marois est chef du Parti québecois et de l’opposition officielle

Publié par : R E P U B L I Q U E | 9 février, 2009

JOHN JAMES IN SARKOLAND

FRANCE-QUEBEC-SARKOZY-CHAREST

Je n’ai rien à dire. En fait depuis mon retour de vacance en août denier je n’ai rien à dire, je reprends tout de même contact et qui sait je m’y remettrai peut-être avec un peu plus d’assiduité !

En guise de reprise, je reproduis ici l’article de Stéphane Laporte de La Presse suite à la visite de John James en France. Je trouve la réaction parfaitement appropriés suivant l’insignifiance avec laquelle certains français (parisiens) abordent parfois les québécois. Et pas n’importe lesquels, ceux de la France d’en haut comme on dit ici !!!

Le québécois est trop compliqué pour les français

Français, Françaises, lisez ceci. Sérieusement. Je sais que ce n’est pas facile pour vous de prendre un Québécois au sérieux. Les Québécois vous font rire. Vous nous trouvez marrants avec notre accent. Et nos expressions truculentes. On est des Ch’tis version extrême. Des Och’tis!

Ah! Vous nous aimez bien! Mais avec un petit sourire en coin. Comme on aime un cousin qui vient de loin. Qui vient de creux. Comme on aime un innocent. Comme Rose-Anna aimait Ti-Coune.

 Quand Barack Obama ira visiter votre Sénat, un député le recevra-t-il en utilisant une expression typiquement américaine: «What the fuck, Mister President?» Sûrement pas. Alors pourquoi avoir demandé à Charest s’il avait la plotte à terre? Vous qui vous drapez dans le décorum et les formules de politesse, vous qui êtes si distingués habituellement, pourquoi en présence d’un Québécois, fût-il même le premier ministre, vous relâchez-vous comme si vous aviez déjà gardé des cochons ensemble?

Le député Lasbordes a expliqué sa familiarité en disant que c’est un ami québécois qui lui a suggéré d’aborder notre PM ainsi. Que ça mettrait l’indigène à l’aise. N’importe quoi. Si un ami français d’André Arthur lui propose de saluer le président français, à sa prochaine visite à la Chambre des communes, en lui lançant: «Comment va le connard à Carla?», Arthur risque d’avoir assez de discernement pour juger que ce n’est pas une bonne idée. Alors comment se fait-il que des êtres aussi cultivés et éloquents que vous se permettent de tels impairs?

Parce que vous ne comprenez pas le québécois. Pour vous, le québécois est un langage de clowns. Toutes nos expressions sont des farces. Du Ding et Dong! Eh bien non! Tabarnak, ostie, collis, ce n’est pas drôle. Ce ne sont pas des expressions folichonnes. On les dit quand on est choqué. Insulté, blessé, enragé. Il ne faut pas s’en servir hors contexte. On ne dit pas: «Vous êtes belle, ma tabernak!» Ce n’est pas délicat. Je sais, ça vous amuse. Parce que pour vous ces mots sont rustiques. Presque bucoliques. Ils sentent le bois et le fromage Oka. Tant mieux pour vous. Mais puisqu’ils nous appartiennent, puisqu’ils sont nôtres, vous devez respecter le sens qu’ils ont pour nous. Et vous en servir à bon escient.

J’ai déjà lu dans Libération, un très bon journal écrit par des journalistes très songés: «Le chanteur tabernacle Roch Voisine». C’est quoi, ça? Le chanteur tabernacle? Le critique voulait faire du style? Le critique voulait faire québécois? Faire cabane au Canada? Ben qu’il le fasse comme du monde. À la limite, il aurait pu écrire: «Roch Voisine, le chanteur qui plaît aux pitounes.» Voilà pour le côté bûcheron. Mais le tabernacle ne doit pas servir à toutes les sauces. Est-ce que dans Le Devoir, Sylvain Cormier écrirait: «Le chanteur à la con, Johnny Halliday…»? Juste pour faire français. Juste pour faire parigot. Ben non!

Quand on veut se servir des expressions de gens venus d’ailleurs, il faut les comprendre. Or le québécois ne s’apprend pas chez Berlitz en deux semaines, c’est trop complexe. Il y a trop de nuances. Se paqueter la fraise, ça veut dire se saouler. Mais paqueter ses p’tits, ça ne veut pas dire saouler ses enfants, ça veut dire s’en aller. Avoir un ostie de char, c’est conduire un citron. Mais avoir un char qui roule en ostie, c’est avoir une caisse d’enfer. Avoir la plotte à terre ne fait pas référence à une pelote de laine déroulée. Ce n’est pas être au bout du rouleau. Être au coton. C’est beaucoup moins subtil. C’est plus con, c’est le cas de dire. Bref, embarquez-vous pas là-dedans. Le québécois est une langue trop explosive pour s’en servir impunément.

Vous avez beau être éduqués et couverts de diplômes, ne parle pas québécois qui veut. Cessez d’être guidés par votre condescendance à notre égard. Vous n’êtes plus la mère patrie. Vous êtes la mère partie. L’enfant s’est débrouillé tout seul. Et cela a donné ce que cela a donné. Sarkozy n’a pas à savonner les souverainistes québécois, pas plus que de Gaulle n’avait à les encenser. Nous ne sommes plus la Nouvelle-France. Nous sommes le Québec ou le Canada ou l’Amérique. On ne le sait pas trop, mais c’est de nos affaires. Daniel Johnson père ne disait pas au Général quoi faire avec l’Algérie. Jean Charest ne dit pas à Sarkozy quoi faire avec les sans-papiers. Nos bébelles, ce sont nos bébelles. Votre truc, c’est votre truc. Respect, les mecs!

De toute façon, au rythme où vont les choses, un jour ou l’autre, c’est certain, on va le gagner, votre respect. Vous ne vous moquerez plus de notre accent. Vous ne détournerez plus nos expressions pour faire rire la galerie. Vous nous comprendrez enfin. Vous nous traiterez avec tous les égards. Et ce jour est pour bientôt. C’est le jour où tous les Québécois parleront anglais. “A few days after, it will be your turn”.

————–oOo————–

Publié par : R E P U B L I Q U E | 2 novembre, 2008

LE NOEL DES QUEBECOIS A PARIS 2008

coq_et_karibou_2

Les inscriptions sont terminées et la capacité maximale est atteinte, reste plus qu’à s’amuser ! Si la tendance des dernières années se maintien cela devrait être encore une belle soirée !

Bonjour à tous,

La tradition continue ! Cette année Coq & Karibou a le plaisir de vous convier à cette nouvelle édition du party de Noël des québécois aura lieu le vendredi 5 décembre 2008.

La soirée se tiendra :
CHEZ FELIX
23, rue Mouffetard
75005 PARIS
http://www.chez-felix.com/
Métro Ligne 7 : Place Monge
 
Et ce, de 21h00 jusqu’au bout de la nuit.

Comme l’an dernier, les consommations seront à des prix imbattables. Un verre de Champagne vous sera offert dès votre arrivée, gracieuseté ODESIA EUROPE et des surprises vous attendent tout au long de la soirée. Encore cette année, il vous en coutera un modeste 20 euros pour y participer.

La soirée étant limitée à 300 personnes, il est bien sûr fortement conseillé de vous inscrire rapidement. Nous vous précisons également que pour des raisons légales et contractuelles les paiements à la porte ne seront pas acceptés.

C’est pourquoi nous vous conseillons vivement de nous adresser vos chèques le plus tôt possible afin de confirmer votre présence.

Pour vous inscrire, il suffit de nous préciser par courriel le nombre de personnes, ainsi que leurs noms, pour lesquels vous voulez réserver. Nous vous adresserons par retour de courriel une confirmation de votre inscription avec votre référence qui sera à rappeler lors de votre arrivée.

En espérant vous voir nombreux à venir fêter cette fin d’année avec nous.

Coq & Karibou

Stéphane FORTIN, Patrick LEGER & Mathieu TREMBLAY

DJ Invités
Alpha Rythm, Tom Ryan de Toxif, Izgratel Q, ainsi que DJ8 de DJ84

Commenditaire: 
ODESIA EUROPE
15, rue du Colonel Moll
75017 Paris
www.odesia.com

Publié par : R E P U B L I Q U E | 14 août, 2008

PARANOÏA

Capsule retour de vacance pour compenser un manque d’assiduité chronique.

Paranoïa: n.f. Perturbation mentale caractérisée par de la suspicion, une tendance à interpréter à outrance motifs et événements. 

 

En juillet dernier nous étions sur la route de Amman au Caire un itinéraire qui nous a fait traverser la Jordanie du nord au sud, la péninsule du Sinaï, pour enfin terminer notre périple au Caire via le canal de Suez. Nous avons rencontré des gens formidables, vu des paysages à couper le souffle et nous avons été dépaysé comme je ne l’avais jamais connu auparavant.

Comme vous le savez, on fait souvent mauvaise publicité aux pays du proche orient; le journal télévisé y étant pour beaucoup dans cette paranoïa collective. Certes, il vaut mieux éviter certain endroit, mais en général malgré les contrôles et une présence militaire omniprésente la région vaut amplement le déplacement.

Cependant, entre Amman et notre destination finale le Caire se dresse un pays: Israël. Nous voilà donc arrivé au poste frontière Yitzhak Rabin à l’extrémité sud du pays, à cet endroit 20 minutes de voiture suffisent pour passer de la Jordanie à l’Egypte à travers ce pays.

Il est 13h30, à Aqaba il fait 45°C. Après avoir payé notre droit de sortie nous nous engageons dans le no mans land qui sépare la Jordanie de l’état hébreu, soit environs 5 minute à pieds. D’un côté comme de l’autre nous sommes observés, la frontières est militarisée et on ne se gène pas de nous le faire savoir.

Devant la gerrite du poste frontière on nous fait passer et on nous dirige vers un bâtiment tout juste derrrière, outre la climatisation qui tranche avec les 45°C de l’extérieur, nous comprenons très bien que nous ne sommes pas les bienvenus. Fouille approfondie, interrogatoire sur mesure, la sécurité est rigoureuse et les douaniers américains comparé à eux font figure d’enfants de coeur ! On nous laisse passer.

Enfin, presque…

Puisqu’un français qui nous accompagne sera retenu et mis à l’écart de notre groupe histoire que les fils d’Abraham puissent en connaître d’avantage sur les origines de notre compagnons, c’est qu’à leurs yeux la réputation de notre ami n’est pas au dessus de tout soupçon. En effet, même en étant français, les origines kabyle de sa famille ne plaisent pas au israëliens. Serait-il un terroriste ? Membre de Al-Quada ? Qui sait ?

C’est là que ça commence, un interrogatoire serré sur le motif de sa présence dans la région, sur son travail, sa religion, des questions sur sa vie privée et j’en passe, pour enfin lui dire qu’on ne le croît pas! Que c’est un menteur, un moins que rien, un indésirable !

Et on recommence…

Ce petit manège durera environs 5 heures ! Le doute plane, peut-être aurez-vous une réponse avant 20h heure à la fermeture de la frontière, peut-être pas… soyez patient vous passerez ou peut-être pas, moment de flottement…

Il était tout à fait hors de question de passer la frontière sans lui, alors nous attendrons, on squate devant les guichets, on joue au dés on essai de détendre l’atmosphère, on passe le temps. Visiblement on dérange, on nous déplace plus loin sous un abris en tôle ondulée, il fait horriblement chaud.

En fin d’après midi ils lui permettront enfin de passer la frontière avec nous et ce, sans lui donner aucune explication sur les 5 heures de foutage de gueules administratifs ! Mais il est rassuré il sait maintenant qu’il n’est pas un terroriste, ils lui ont dit !

Etait-ce de la mauvaise foi ou de la paranoïa ? Un peu des deux mais beacoup de mauvaise foi ça j’en suis certain !

Je suis bien conscient que la situation geopolitique de ce pays est complexe, les guerres successives avec ses différents voisins on fait de l’état hébreux un pays, une entité enclavée en état de panique permanente. Mais j’estime tout de même que dans une telle situation il faut garder à l’esprit une parcelle de gros bon sens, de ne pas sombrer dans la paranoïa et de voir de terroristes derrière chaque touriste qui passe cette frontière.

Le taxi qui nous emmène en direction de du poste frontière de Taba en Egypte, fut un véritable soulagement. Le trajet aura effectivement pris 20 minutes et nous sommes sortie d’Israël sans trop de regret…

Cette aventure a eu l’effet voulu et je ne suis pas prêt de remettre les pieds dans ce pays, je me trompe peut-être mais il est fort à parier que j’irai visiter bien avant les voisins d’Israël qui sont bien plus accueillant !

Publié par : R E P U B L I Q U E | 15 juin, 2008

LE FOOTBALL C’EST PAS POUR MOI

Comme chacun le sait je ne suis pas un fan de sport, je préfère nettement le pratiquer plutôt que de le regarder. C’est pourquoi les déboires ou succès d’un club sportif me laisse de glace, en fait j’en ai rien à foutre.

La semaine dernière était la nième édition sportive annuelle de mon entreprise. Le but du jeu étant de participer à des matchs amicaux de football contre d’autres équipes formées par nos compagnies compétitrices.

Comme je pratique la course régulièrement on m’a proposé de me joindre à l’équipe, même si je n’y connais rien au foot ! Vu l’ambiance festive du truc, le pic-nic et la p’tite broue, c’est avec plaisir que j’ai accepté.

Nous avons donc joué quelque chose comme 4 matchs au cours desquels je me suis époumonné sans trop toucher au ballon rond. Le meilleur restait toutefois à venir…

Et mon heure de gloire est finalement arrivée lors d’une échappée, j’ai dû forcer le rythme pour éviter un hors jeu pour remettre la balle devant filet; opération pas très réussie je dois l’avouer. Là je plane, je vois le gravier, une fraction de seconde et je me dis… ça  va faire mal !

Effectivement, un lit de gravier 0-10mm ça râpe la peau un brin avec en prime, un effet steak haché bien saignant!

Retraite ! Je l’ai bien gagné ma petite bière, et j’ai compris que le foot ça ne se joue pas sur les coudes !

Vraiment je préfère la course à pied…

Publié par : R E P U B L I Q U E | 26 mai, 2008

DE RETOUR…

Mes vacances sont terminés mais ce n’est que partie remise puisque je repars bientôt ! Je suis de retour depuis dimanche le 18 et j’ai bien profité du temps qui m’était imparti, près de 3 semaines.

J’ai revu les amis, la famille, j’ai erré sur le Plateau de terrasse en terrasse, de café en café ! J’ai flâné, parressé, j’ai observé, je me suis mêlé à la vie des gens, leurs quotidiens, leurs routines, la mienne il y’a près de 6 ans maintenant.

Que dire sur Edgad Hypertaverne, le Billy Kùn où d’un excellent BBQ, sinon que la Cream Ale n’aurait pas été aussi bonne sans la présence de CJDCM …

Merci M pour les Chroniques Avars, effectivement cela m’a fait vraiment plaisir !

Hommage également au Grand Chef, qui à son grand déplaisir, a dû laisser tomber un rôle important au profit d’un acteur inconnu au sac en papier brun. Notre combat contre le néolibéralisme est bien vivant !

Enfin, le soleil de Montréal qui sait transformer une ville, un printemps avec une atmosphère qu’on ne retrouve vraiment pas ici.

Mais la réalité, la dure réalité qui frappe en pleine face, c’est le lendemain du retour, l’infâme retour où il faut se lever pour aller au travail !

Ce n’est que partie remise…

 

Publié par : R E P U B L I Q U E | 30 avril, 2008

LE QUEBEC

Depuis hier je suis de retour au pays après une absence d’une année et demie.

Le décalage horaire tape dur puisque ce matin je me suis levé dès 5h00, et ce, non pas sans efforts pour rester au lit. Je sens bien que je vais quand même le payer plus tard…

Je profiterai donc de ces 2 semaines de congés pour visiter ma famille et mes amis. Je n’ai rien prévu de spécifique, je pense plutôt parasiter les cafés, me ballader dans les rues de Montréal et sortir avec les amis.

En espérant que la température s’adoucisse, j’ai l’impression d’avoir remonté le temps d’un mois !!!

Publié par : R E P U B L I Q U E | 20 avril, 2008

CITATION

“Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.”

- Aimé Césaire

Messages Plus Anciens »

Catégories