Aller Paris-Francfort-Sofia, retour Sofia-Munich-Paris.
Mon périple de 2 jours chez les bulgares est terminé, la visite de chantier s’est bien passé et les mesures de confortations pour éviter qu’un sinistre de même nature ne se reproduise ont toutes été prises. Au final je suis assez satisfait de cette visite de risque, tous ont été coopératifs et ont répondus à toutes nos questions.
Et les bulgares là dedant ?
Malgré mes occupations j’ai quand même pris le temps de faire un tour de ville.
Et bien, c’est dommage mais les bulgares sont misérables, en fait la Bulgarie est misérable. Ce pays oublié respire la pauvreté et ses habitants semblent résignés voire même apathique. J’espère bien me tromper, deux jours à Sofia c’est court pour s’en faire une idée et j’ose imaginer que ces gens ont une meilleure vie hors des grands centres.
L’hôtel où je suis descendu jouxte le boulevard Vitoshka en direction du centre ville, tout y est à l’image de la gloire du socialisme soviétique et tout comme cette idéologie tout y est en ruine. Les voitures se faufilent entre les trous et les crevasses, les trottoirs sont défoncés, les parcs envahis par les herbes folles et les immeubles non entretenus se désagrègent peu à peu. Même le tramway semble tout droit sorti d’un vieux film des année 50.
Il n’y a pas de classe moyenne en Bulgarie, seulement des pauvres et des riches puissants faisant pour la plupart partis d’une même organisation… A titre d’exemple, un bulgare gagne en moyenne 180 euros par mois, les voitures de luxe circulant en ville me laisse alors bien perplexe.
La Bulgarie est un pays qui se dépeuple, le taux de natalité y est faible et les jeunes diplômés partent à l’étranger dès qu’ils en ont l’occasion.
Je ne sais pas si j’y retournerai un jour, mais tout ce que je peux dire c’est que ce peuple aura besoin d’un sérieux coup de pouce pour s’en sortir.
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